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Né à Paris le 27 mars 1971, Stéphane Héaume part à l’âge de vingt ans pour New York où il écrit ses premiers récits, encouragé par Thomas Narcejac (l’auteur de Sueurs Froides, Les Diaboliques…, en tandem avec Pierre Boileau) avec qui il entretiendra une correspondance pendant près de dix ans. Il y découvre le monde de l’opéra et de la danse côté coulisses, une passion qui marque de son empreinte la plupart de ses textes, notamment Le Clos Lothar (Zulma, 2002), Sheridan Square (Seuil, 2012) et L’insolite évasion de Sebastian Wimer (Serge Safran, 2016).
Après New York, ce sera l’Afrique pour plusieurs années, au Cameroun, où il écrit Le Contemplateur (Anne Carrière, 2007) et qui lui inspire Orkhidos (Zulma, 2004) ainsi que La Nuit de Fort-Haggar (Seuil, 2009). À son retour en France, il se fixe à Paris. Trouville-sur-Mer devient alors l’un de ses ports d’attache pour travailler. Le Fou de Printzberg (Anne Carrière, 2006) lui est dédié. Après Sœurs de sable (Rivages) paru en 2021, son dernier roman, Les Forêts de Waldenstein (Rivages, 2024) a été salué par la critique. Il est lauréat des prix Jean-Giono et Emmanuel-Roblès ainsi que du prix de la Ville de Deauville. Il s’est par ailleurs consacré à la direction d’ouvrage de deux livres de Gemma Salem, Larry (Baker Street, 2019) et Le Satan de la musique moderne / Schönberg (Serge Safran, 2024). Parallèlement à ses romans, Stéphane Héaume écrit des nouvelles publiées dans diverses revues (L’Atelier du roman, Décapage) et collabore avec des compositeurs de musique classique. Les textes sont mis en musique par une génération qui renoue avec une certaine forme de musique tonale comme Richard Dubugnon (né en 1968) avec qui il crée notamment la symphonie lyrique Le Songe Salinas (2009) au Théâtre des Champs-Élysées avec l’Orchestre National de France et la mezzo-soprano Nora Gubisch, ou Thierry Escaich (né en 1965) avec qui il conçoit le cycle vocal Les Miroirs de la Ville (2013) créé au Festival Symphonies d’Automne et Licht, pour chœur et orchestre, qui sera créé en août 2026. Plusieurs de ces œuvres ont fait l’objet d’enregistrements CD (Labels Naxos, Aparté-Harmonia Mundi, Daphénéo). En 2017, l’Opéra National de Paris lui commande des nouvelles autour des productions de Don Carlos (Giuseppe Verdi, mise en scène de Krzysztof Warlikowski) et De la Maison des Morts (Leoš Janáček, mise en scène de Patrice Chéreau) ; en 2019, il écrit Derrière le Rideau bleu à l’occasion des 350 ans de l’Opéra, puis pour les programmes de spectacle des quatre soirées du Ring de Richard Wagner (mise en scène de Calixto Bieito) des saisons 2024-25, 2025-26 et 2026-27. Il a été invité de nombreuses fois sur France Musique pour parler du rapport entre musique et écriture (À portée de mots, produit par François Castang, Les Traverses du Temps, produit par Marcel Quillévéré) ou à plusieurs reprises en tant que spécialiste des champions de l’opérette anglaise, Gilbert & Sullivan, chez Benoît Duteurtre, dans l’émission Étonnez-moi Benoît. Stéphane Héaume a fondé en 2015 le prix littéraire de Trouville-sur-Mer, entouré d’un jury présidé par Anne Heilbronn et composé d’écrivains : Arthur Dreyfus, Jean-Baptiste Gendarme, Adrien Goetz, Édouard Jousselin, Denis Michelis, Christine Montalbetti, Véronique Ovaldé, Marie de Prémonville, Laurence Tardieu, Alice Zeniter - et dont le Président d’honneur fondateur fut Pierre Bergé. Il est le programmateur et producteur du concert de clôture où il invita notamment Thierry Escaich, Christian-Pierre La Marca, Antoine Palloc, Claire de Monteil, Jérémie Covillault et Francis Leplay. |